Témoignage de Gilles Flament

Les Hospitaliers, aux environs de la Toussaint et quelle que soit la météo, c’est avant tout un superbe week-end de fête et d’amitié sportive.
C’est un village tout entier qui se met au service des personnes accueillies, que ces personnes restent juste quelques heures, une journée, pour le week-end ou davantage.
En août 2011 grâce à mon ami Olivier qui m’avait proposé un trail de quelque 80 km en Suisse, j’ai compris qu’une telle distance m’était accessible. Je savais déjà le bonheur de franchir une ligne d’arrivée après être allé au bout de soi, mais il s’agissait là de repousser des limites. Des limites physiques peut-être, sûrement… mais mentales aussi. Beaucoup. Surtout. Alors en cette fin d’été 2011 avec mon épouse Catherine nous avons regardé le calendrier des courses, nos possibilités d’un peu de vacances avec les enfants… et me voilà inscrit pour le trail des Hospitaliers.
Pour la 2e édition du trail, car j’en aurai (malheureusement) manqué la 1re.
L’édition 2017 sera donc ma 7e participation consécutive… avec depuis 2012 le dossard 23 ! Le président Philippe en a fait mon numéro fétiche, sans que personne ne sache vraiment pourquoi d’ailleurs ! Il m’est arrivé de terminer 25e (à deux reprises d’ailleurs, dont la dernière édition en 2016), et même 22e… mais jamais 23e ! ! !
Nous aimons cette ambiance nantaise, l’accueil que les villageois réservent à leurs visiteurs. Avec Martin et Victoria j’y reviendrai aussi quelques jours cet été 2017, ce sera la 2e fois. Au programme de ces vacances père-enfants, il y aura un footing avec notre ami « Monsieur Philippe » (comme dit Victoria)… puis l’incontournable bière - pizza (un plaisir pour Martin), même si le président nous reparlera certainement de ses efforts alimentaires.
Nous y retrouverons aussi tous ces paysages environnants, en version estivale cette fois.
Au trail des Hospitaliers, c’est la beauté automnale qui s’étale devant nous. Ce long tapis de feuilles mortes puis de châtaignes, dans la descente vers Dourbies. Ces chemins dans les buis, dans la montée nocturne vers Sauclières. Ce sinueux sentier le long de la roche, après Trêves.
Ce sont des paysages variés, toujours beaux, jamais monotones… et parfois si difficile : les fameuses limites !
Savoir apprécier un court passage à l’ombre alors que le soleil tape et que le coureur n’en peut plus de transpirer, savoir savourer une goutte d’eau fraîche (ou pas, d’ailleurs !) quand le compétiteur est déshydraté et qu’un miraculeux ravitaillement apparaît.
Avec à chaque ravitaillement des bénévoles, toujours attentionnés et sans qui, nous le savons bien, jamais nous ne pourrions vivre de telles merveilleuses expériences. Qu’ils en soient sans cesse remerciés.
Surtout que l’équipe d’organisation, chaque année, cherche (et trouve !) la « petite » difficulté supplémentaire, par rapport à l’édition précédente : le passage dans une roche après Cantobre, une variante dans la descente de retour sur Nant ou la montée vers le Saint-Guiral… Nul doute qu’ils possèdent quelques vicieux en leur sein, nos chers organisateurs.
Ceux-là-même qui se sont d’ailleurs largement exprimés, en créant la « Jobar’Nant » à l’occasion de la 5e édition en 2014.
Sachons mesurer notre chance de pouvoir participer à de tels événements, chacun selon son niveau et ses possibilités, d’en prendre plein les yeux (et les pattes, et pas que, alouette !) tout en cherchant à faire au mieux… la fierté d’y laisser son empreinte n’est pas incompatible avec l’humilité qui doit nous guider dans l’épreuve. Tant que le mental sera là et que le physique pourra suivre, tant que des gens accepteront de s’investir pour de telles organisations… nul doute que l’on m’y reverra !
Le trail des Hospitaliers, c’est aussi ce repas d’après-course où avec mon épouse Catherine, nous savons apprécier le confit de canard, le roquefort et toutes ces bonnes petites choses… avec un bien mérité verre de vin, pour l’œnophile coureur… chaque goutte s’apprécie, là-aussi !

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By LilyGayraud / Administrator on Mar 21, 2018