Témoignage de Neil Mc Naughton

Mon blog/récit traduit à la va vite …

Entre 2011 et 2014 j’ai échoué sur le 75km Trail des Hospitaliers à trois reprises. Cette fois

(2015) fallait agir ! La course démarre à Nant, Aveyron et on part sur une boucle avec 3700m

de dénivelé positive avec environ 800m d’un seul tenant sur le Mont Guiral suivi de

presqu'autant en dénivelé négative de l’autre côté.

L’année d’avant j’ai failli réussir mais juste en dehors de la limite de temps à Cantobre (km

70) et de toute façon, complètement grillé. La grande trouvaille cette année, et celle qui m’a

permis de réussir, était qu’il fallait mieux manger ce qu’on apporte comme bars énergétique,

gels etc. et non pas les garder dans le sac jusqu’à la fin, ce qu’a été ma ‘stratégie’ pour les

années passées.

En outre, et heureusement sans me rendre compte, j’étais cinq minutes derrière mon temps

de l’année d’avant à Trèves. Plus lent mais en bien meilleur forme.

Courir le Grand Trail des Hospitaliers, c’est s’accommoder avec la géologie des Causses et

Cévennes. Causse = calcaire = cassant. Cévennes = schistes = glissant et granite, ben, assez

confortable sauf quand ça mont sec. On ne se rends compte tout à fait de ces différences

avant les derniers 30 km. On quitte les Cévennes entre Dourbies et Trèves et après Trevès on

est sur des chemins caillouteuse an fond de la vallée et quand on sort pour monter la rive

droite du Trevezel (devenu un ‘riou sec’ dans la terminologie locale) il y a des petites

montées et descentes sur calcaire cassant (pour la roche et pour le coureur). Et puis la

grande montée sur le bord méridional de la Causse noire ou on frôle encore les mille mètres

d’altitude.

Quelques kilomètres sur le plateau et redescente en chemin zigzaguant dans le calcaire. Dur

sur les pieds. Encore au fond de la vallée ça roule bien mieux sur un chemin de terre – on a

réellement couru pendant un petit moment, avant d’entamer la courte mais rude grimpette

jusqu’à Cantobre, le dernier ravito où l’on serve des crêpes ! Dès lors on peut souffler car

quand on a passé la dernière barrière horaire et on peut prendre son temps pour la dernière

petite difficulté, la monté et descente (encore un épreuve calcaire !) du Roc Nantais.

Et puisque j’étais le dernier, et que toutes les bénévoles était sur place pour m’accueillir, j’ai

eu une réception digne d’un gagnant ! L’horloge montrait 15 heures 59 minutes et une

cinquantaine de gens en jaune me faisaient une OLA que je n’oublierai jamais. Quelque part

il doit en avoir une vidéo d’ailleurs…

Thierry, mon compagnon de fortune a aussi écrit sur le blog des Hospitaliers, ainsi qu’une

certaine Sophie qui est tombée, a reçue deux points de suture, et a continuée comme si rien

n’était !

Grand trail sur YouTube 2016 https://www.youtube.com/watch?v=d8jppnvxQEY

Blog/photos grand trail des Hospitaliers…

Mon blog sur la grande course des Hospitaliers (2015 en anglais)…

http://oldsports.com/?tag=hospitaliers

Mon récit YouTube (2016)

Neil McNaughton

 

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By LilyGayraud / Administrator on Mar 21, 2018