Témoignage de Virginie Govignon

Les temps forts de votre course,

Au milieu de la nuit vos premières foulées vous déposent sur la jolie place du Claux, bien éclairée et animée. Il vous semble être propulsé(e)s à une autre époque, le patrimoine bâti né du travail de moines bénédictins à partir du Xe siècle étant très bien préservé. Ce trail porte bien son nom !

Ma premiére évocation ira à l’ascension sur le causse qui incite à rester concentré sur soi. Soudain, au Km10, on est surpris par le 1e horizon dégagé. On découvre enfin les lueurs d’un village, c’est Sauclières au loin en contrebas, qui se traversera de nuit pour les coureurs les plus rapides. Le soleil se lèvera bientôt : il commence à modifier la couleur du ciel à l’horizon. A St Jean-du-Bruel il fait bien jour, on est tenté de faire le point sur ses sensations avant d’entamer la grande montée jusqu’au St Guiral. Il est important de ne pas se laisser emporter par la fraicheur d’un affutage bien mené, et le potentiel physique résultat d’une saison d’entrainements bien menés. Avoir préparé son pacing, ses temps de passage, ces allures est important. J’avais reconnu plusieurs fois le parcours à allure footing. Je fractionnais le parcours en 2, 3 ou 4 sorties sur un we. A 3 semaines de l’objectif je faisais la course dans sa totalité en 3 portions. Environ 20km le matin (Nant → St-Jean), 20km le soir (St Jean→ La Rouvière ou Dourbies) et la fin le dimanche (avec ou non fin à Cantobre : inutile de se casser). Inutile de chercher à aller beaucoup plus vite le jour J au risque d’exploser à la fin. A Dourbies j’avais décidé de changer de tee-shirt, de short, de chaussures et de chaussettes. J’ai apprécié. J’y ai saisi mes bâtons aussi. Un accessoire bien venu si vous savez les utiliser. A Cantobre, le gite est un lieu du ravitaillement bien tempéré. J’apprécierai les bières sans alcool qui me donnent ce petit gout agréable de passage de la ligne d’arrivée. Il reste une jolie bosse à négocier. Si vous êtes dans le 1er tiers de course il s’agit des heures les plus chaudes de la journée. Mettre une casquette humide sur la tête et gaz ! ☺

 

Ce qui peut distinguer notre Trail d'un autre,

Si l’on compare aux Templiers ou au Roc de la Lune, on dira à coup sûr que c’est le plus équilibré en termes de diversité de panoramas proposés, premier et dernier tiers de la trace sur le causse, portion médiane dans les Cévennes. La saison automnale vous offrira de chouettes couleurs, et notamment la difficulté de trouver les galets de granite du St Guiral sur un épais tapis de feuilles mortes. L’organisation fait en sorte de limiter le nombre de participants, un plus lorsqu’il s’agit de savourer un trail avec famille et amis. Le samedi les courses familiales sont bien animées !

 

Quel est votre ressenti sur l'ambiance, la présence des bénévoles,

L’Aveyron sait recevoir : vous ne serez pas déçu(e)s ! Les bénévoles sont enthousiastes, au petit soin comme ils le sont toujours. Un conseil : si votre métier vous le permet, réservez votre lundi pour rester siroter un dernier café près des halles, sur la jolie place baignée de soleil.

 

Le traileur novice ou expert que vous êtes en est-il ressorti indemne?

Indemne ? Non, ma couronne de laurier symbolisant ma victoire sur le 75km en 2016 trône près de mon bureau, lieu de la maison où je passe la plus grande partie de mon temps ! Je suis tombée amoureuse de ce petit coin de France, de ses paysages, de ses habitants il y a 7 ans lors de ma participation à la dernière édition des Templiers en 2009. Pouvoir profiter de l’organisation aux petits oignons de cette course, à taille humaine, pour un dernier pèlerinage juste avant le repos hivernal est presque un luxe ☺

Virginie Govignon

 

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By LilyGayraud / Administrator on Mar 21, 2018